GOLDEN BEARD : LE LONG PARCOURS D’UNE BANDE DESSINÉE INTERACTIVE

Février 10, 2016 / Écrit par

Agence de création de contenu et d’intégration dans les médias qui accompagne les PME et fondée en 2013, Adviz possède également son petit côté givré.

Preuve en est, le projet « Golden Beard » (« Barbe d’or » en v.f.), pour les 8 à 12 ans, que la boîte, et surtout David Paquet, son stratège marketing, développe depuis deux ans et qui a déjà bénéficié de deux campagnes de sociofinancement. Le Lien MULTIMÉDIA a rencontré David Paquet lors du Cartoon Connection Canada, alors que ce dernier « pitchait » son projet à des diffuseurs.

« Golden Beard » part d’une bande dessinée interactive qui se passe dans un monde de pirates.

Dès le départ, le capitaine meurt par la main d’une petite fille qui est, en fait, la mort. Celle-ci voudrait connaître la vie et transforme le capitaine en nounours pour qu’il retourne dans le monde et le lui fasse découvrir à travers des aventures.

« Il parcourt le monde avec une équipe de cabochons, explique David Paquet. Nous avons, à ce jour, réalisé la production de la bande dessinée, la trame sonore et l’interactivité. Nous développons aussi une sous-division pour les plus jeunes dans le même univers. Nous avons tenté de financer les différentes parties à part, j’ai dû faire au moins huit dépôts de bourse, sans résultat.

Nous cherchons un distributeur pour le livre et un télédistributeur pour la série, mais ce n’est pas facile, il s’agit d’un long processus. » Le producteur s’est donc tourné, une première fois vers Indiegogo pour la création de la bande dessinée en 2013, réussissant à lever 8 000 $, les contributeurs appréciant visiblement l’univers de « Golden Beard ».

Ce financement a permis de finir trois bandes dessinées de 24 pages, mais surtout, a donné la possibilité au créateur de rencontrer des gens.

Puis, David Paquet s’est tourné vers Kickstarter pour financer la suite du projet, soit huit épisodes. Pari réussi, le projet a obtenu plus de 25 000 $, alors que le but était de 22 000 $. Par ailleurs, le producteur a financé lui-même le développement, y allant de sa poche et des projets en marketing de Adviz.

Nous cherchons dorénavant un partenaire pour la suite des choses, dit- il. Notre studio continue à travailler au développement de l’expérience en animation 2D et 3D. Pour le moment, 3 personnes travaillent à temps plein sur ce projet, mais l’été dernier, nous étions 11, tout dépend des tâches à accomplir.

En matière de sociofinancement, David Paquet a l’impression d’avoir tout vécu, le meilleur comme le pire. Il a réalisé sa première campagne tout seul, la développant pendant un an. La seconde fut longue et ardue, de son propre aveu.

Certes, il a trouvé 25 000 $, pour un budget global de 32 000 $, sans compter que lui, personnellement, ne touche rien et ne compte pas son temps.

Au départ, j’étais entouré d’une mauvaise équipe, tant du côté de l’illustrateur que du coloriste qui m’ont tous les deux lâché, confie-t-il. Avec ces expériences, j’ai découvert des recettes qui marchent. D’abord, les choses sont plus faciles si on se tourne vers la communauté anglophone, que ce soit au Québec, dans le reste du Canada et aux États-Unis, car on rejoint les amateurs de jeux vidéo. Ensuite, le fait d’avoir déjà publié aide beaucoup. Enfin, il faut déjà avoir une communauté de fans. Il ne faut pas faire une campagne uniquement à Montréal, mais chercher à toucher toute la communauté des joueurs.

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