LE BREXIT ET LE VILLAGE GLOBAL

Juin 13, 2016 / Écrit par

C’est avec plaisir et l’humilité que je m’adresse à vous.

Mon parcours d’homme d’affaires et d’entrepreneur a été parsemé de succès, d’échecs, de croissances et de décroissances. Mon entreprise a été mon école de vie. J’ai toujours profité de l’expérience d’autres entrepreneurs. Bons coups, mauvais coups il y a toujours des leçons à tirer et à adapter à nos entreprises.

La semaine dernière les Britanniques nous ont surpris avec leur vote sur le Brexit. Leur vote en faveur d’une sortie de l’Euro a déstabilisé les marchés.

Qu’est-ce que je retire de cela? D’abord que nous sommes dans un village global, tel que McLuhan nous l’avait décrit il y a plus de 50 ans. Nous sommes tous inter-reliés, et ce à travers la planète. Un événement qui a lieu dans le village a des répercussions sur tous les autres parties du village. On l’a vu avec la Grèce, Chypre et maintenant le Brexit. Même si au niveau planétaire chacun de ces événements a peu de poids économique relatif, cela provoque des ondes de choc sur tous les marchés.

D’aucuns verront dans ce vote de refus, un sentiment d’être exclus du partage de la richesse. Une insécurité. Un grand sentiment de frustration. Cela peut ressembler à ce qui se passe dans nos organisations. Certains bons éléments nous quittent parce qu’ils se sentent exclus du pouvoir, du partage de la richesse ou du processus de décision. Ces gens-là votent avec leurs pieds ou pire encore ile ne donnent pas leur engagement total ou leur plein potentiel.

SOYONS À L’ÉCOUTE

L’autre aspect de Brexit qui m’intéresse c’est le marché global dans lequel nous sommes.La tendance lourde mondiale va vers l’ouverture des marchés, vers des accords de libre-échange. Oui il y a une certaine montée du protectionnisme mais c’est ponctuel, ciblé et opportuniste politiquement. Qu’est-ce que ça veut dire pour nos entreprises et nos organisations? Eh bien ça signifie que le carré de sable est le même pour tout le monde. Nos concurrents viennent de partout dans le monde. En prime cependant c’est que nous pouvons aller partout sur la planète, sauf là où il y a du protectionnisme. Préparons-nous aux deux.

Vos produits, vos services, votre personnel sont-ils de classe mondiale? Si oui, le monde peut vous appartenir. Sinon, la menace va venir de l’extérieur. Soyez assurés qu’il y a des entreprises qui lorgnent vos marchés et elles sont de classe mondiale.

Je sais par expérience que le protectionnisme ne fonctionne pas. On l’a vu au Québec pour le lait ou la construction. C’est la même chose pour les pays. Leurs industries protégées n’évoluent pas et deviennent non-compétitives. Lorsque les barrières tombent, et elles finissent toujours par tomber, ces industries s’effondrent devant la compétition mondiale de l’extérieur.

C’est un monde cruel dans lequel nous vivons. Nous sommes condamnés à nous améliorer et à rendre nos organisations plus compétitives. Ce qui nous attend en prime c’est le monde comme carré de sable. Ah oui, et puis, les marchés finissent par digérer les crises. C’est ce qu’on semble voir avec le Brexit. Ce qui demeure cependant c’est ce village global dans lequel nous vivons qui porte ses menaces et ses opportunités.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *